Le Sport sur ordonnance 

 

Les bienfaits de l'activité physique sur la santé sont si nombreux qu'il est difficile d'en faire une liste complète. Valable pour tous, quelque soit votre niveau, votre état de santé ou votre âge, vous trouverez toujours des bénéfices à en tirer autant physiques que psychologiques.

 

Largement utilisée comme outil de prévention primaire, l'activité physique est aujourd'hui reconnue comme essentielle dans le traitement des maladies chroniques.

 

C'est dans ce cadre que le Sport sur ordonnance à fait son apparition dans les textes de loi français il y a maintenant quelques années. Un décret  permet de cadrer et de préciser les modalités de cette prise en charge nouvelle. 

Dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d'une affection de longue durée, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient.

Pour Qui ?

Le Sport sur ordonnance ne concerne que les patients atteints d'une Affection de Longue Durée (ALD), regroupées dans une liste de 29 pathologies appelée ALD30 (disponible ici)

Comment ? 

Si vous êtes atteint d'une ALD et que vous souhaitez une ordonnance pour de l'activité physique, parlez-en à votre médecin traitant, il pourra peut-être vous en prescrire !

N'hésitez pas à nous contacter directement si vous avez des questions à ce sujet.

Remboursement ?

L'assurance maladie ne prévoit pas encore de remboursement pour des séances d'activités physiques adaptées (APA) sur prescription médicale.

Cependant, de plus en plus d'assurances et de mutuelles proposent une prise en charge financière des séances d'APA. Contactez directement vos organismes de protection pour connaitre les solutions qu'ils vous proposent.

Liste ald30

La liste actualisée est la suivante, elle contient 29 pathologies :

  • accident vasculaire cérébral invalidant ;

  • insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;

  • artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;

  • bilharziose compliquée ;

  • insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;

  • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;

  • déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) ;

  • diabète de type 1 et diabète de type 2 ;

  • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ;

  • hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères ;

  • hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves ;

  • maladie coronaire ;

  • insuffisance respiratoire chronique grave ;

  • maladie d'Alzheimer et autres démences ;

  • maladie de Parkinson ;

  • maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ;

  • mucoviscidose ;

  • néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;

  • paraplégie ;

  • vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;

  • polyarthrite rhumatoïde évolutive ;

  • affections psychiatriques de longue durée ;

  • rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;

  • sclérose en plaques ;

  • scoliose idiopathique structurale évolutive (dont l'angle est égal ou supérieur à 25 degrés) jusqu'à maturation rachidienne ;

  • spondylarthrite grave ;

  • suites de transplantation d'organe ;

  • tuberculose active, lèpre ;

  • tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.

Source : article D. 322-1 du Code de la Sécurité sociale, modifié par les décrets n° 2004-1049 du 4 octobre 2004 publié au JO du 5 octobre 2004 et n° 2011-77 du 19 janvier 2011 publié au JO du 21 janvier 2011.